QU’EST-CE QUE LE FASCISME ? ON S’EN CALICE, C’EST L’ÉTAT QU’ON VEUT BRÛLER !

Avec le retour de Trump à la Maison-Blanche, l’arrivée imminente de populistes d’extrême-droite comme Pierre Poilievre, de néolibéraux comme Carney, et les Musk, Zuck et autres technofascistes qui imposent leur idéologie, le mot « fascisme » est sur toutes les lèvres… même chez les fachos. Mais plutôt que de perdre notre temps à discuter de ce que signifie exactement « fascisme » dans les termes académiques, il faut comprendre une chose essentielle : le fascisme, c’est juste une version encore plus violente de l’État et du capitalisme. Un moyen du système de serrer la vis et de nous écraser encore plus. Tant que l’État existera, il pourra toujours basculer dans cette forme plus brutale et autoritaire.

Le fascisme exacerbe toutes les oppressions qui structurent déjà notre société. On voit bien comment la domination patriarcale, qui a enfermé les personnes ayant des utérus dans des rôles reproductifs essentiels au capitalisme, perdure aujourd’hui. Si l’on doute de la fragilité de ces avancées, il suffit de regarder comment, aux États-Unis, le droit à l’avortement s’effondre sous l’impact des juges conservateurs, ou d’entendre les menaces de Poilievre sur les droits des femmes. Ce n’est pas juste un retour en arrière, c’est une accélération brutale d’une violence déjà bien ancrée. Le fascisme ne crée pas ces violences, il les amplifie, les rend plus brutales, pour mieux nous écraser.

Fascisme, néolibéralisme, progressisme capitaliste… peu importe le nom qu’ils se donnent, c’est la même gang qui protège le même système d’exploitation et de domination. Qu’il soit dirigé par un fasciste assumé ou par un libéral qui se prétend progressiste, l’État joue toujours le même rôle : protéger les possédants en réprimant les exploité·e·s. Et ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix : celleux qu’on exploite, qu’on exclut, qu’on écrase pour que le système tourne. Les pauvres qu’on affame, les travailleur·euse·s qu’on épuise, les personnes racisé·e·s qu’on brutalise, les queers et les migrant·e·s qu’on traque, les malades qu’on abandonne dans les urgences en rupture de service. Toujours les mêmes qu’on sacrifie, toujours les mêmes qui encaissent pendant que les puissants s’en mettent plein les poches.

L’effondrement de Québec Solidaire sous le poids de petits carriéristes ? Une autre preuve que compter sur le parlementarisme pour combattre le fascisme, c’est une impasse. Dès que le mouvement s’essaie au jeu électoral, le vedettariat prend le volant, et les petits chefs qui se voient déjà en premier ministre, jettent nos valeurs sur le siège arrière, au nom d’un supposé pragmatisme. Un parti qui voulait être une alternative et qui a fini comme les autres, bouffé par les logiques électorales, prêt à tout pour ramasser quelques sièges de plus. Encore un exemple que la machine électorale dévore vivante la possibilité même de changement social.

Alors non, on ne vaincra pas le fascisme en attendant qu’un politicien nous sauve ou en votant pour un moindre mal. Tant que l’État et le capitalisme existeront, le fascisme restera une menace tapie dans l’ombre. Ce n’est pas une question de mots ou de débats stériles, c’est une question de survie. La seule façon de l’arrêter, c’est de s’attaquer à sa source. C’est à nous de prendre les choses en main, de ne pas espérer un changement par les urnes, mais de nous organiser, de défendre nos communautés et de renverser leur système de merde avant qu’il ne nous écrase encore plus. Fascisme et capitalisme, deux visages du même monstre. Alors on ne négocie pas. On brûle l’État et tout ce qui appartient aux capitalistes !

À bas l’État, à bas le capital. Rien à sauver, tout à cramer !