« ISRAËL », UNE ENTITÉ FASCISTE PAR EXCELLENCE

UNE CONTRIBUTION DE DÉSINVESTIR POUR LA PALESTINE

Tenter de définir le fascisme peut facilement devenir un exercice masturbatoire qui tourne en rond. On peut néanmoins s’accorder sur certaines caractéristiques communes des régimes fascistes : autoritarisme, centralisation à l’extrême du pouvoir, priorisation des intérêts économiques d’une élite restreinte, nationalisme identitaire, légitimation de la violence d’État, obsession de la pureté raciale et hiérarchisation de la valeur des vies. À partir de cette grille, on peut facilement voir Israël comme un projet fasciste par excellence.

L’occupation coloniale ultra-violente de la Palestine prend des formes de destructions extrêmes depuis l’accélération du génocide à Gaza il y a 18 mois. Ici, fascisme et capitalisme ultralibéral convergent autour de la déshumanisation. L’anéantissement du peuple palestinien est soutenu et rationalisé par des stratégies qui vont des comparaisons continues des Gazaoui·e·s et Palestinien·ne·s avec des animaux, au scandement des sionistes que « personne n’est innocent à Gaza », jusqu’au traitement des enfants assassinés de « futurs terroristes ». L’Entité sioniste (Israël) ne se contente donc pas d’une économie d’exploitation classique, mais aspire plutôt à une économie de dépossession visant l’accaparement des terres, des ressources et des infrastructures de la Palestine, toutefois sans le peuple palestinien. Ce système d’exploitation devient macabrement évident à Gaza alors que le pillage des possessions des gazaoui·e·s mené par la milice sioniste a enrichi Israël de plus de 25 M $ US et ce, dans les trois premiers mois suivant le 7 octobre 2023 seulement.

Israël n’est toutefois pas un État fasciste isolé. Il tire sa puissance d’une alliance profonde avec le capitalisme occidental, particulièrement avec les États-Unis qui aspirent à faire de la Palestine occupée une base militaire permanente pour asseoir leur hégémonie afin d’assurer l’exploitation et la domination sur le monde Arabe et ses ressources. Le projet impérialiste et colonial en Palestine est dès lors une menace éternelle pour la sécurité et contre tout projet d’union possible entre les pays arabes, dont plusieurs ont déjà été attaqués ou envahis par l’Entité sioniste, appuyée directement par les États-Unis. Ceux-ci octroient par ailleurs à leur allié un financement et des armes de manière illimitée et lui offrent, tout comme d’autres pays occidentaux, un soutien diplomatique inconditionnel. D’un autre côté, les lobbys sionistes en Occident, notamment au soi-disant Canada, veillent à ce que les intérêts israéliens soient protégés peu importe le gouvernement en place.

La guerre génocidaire à Gaza n’est pas seulement stratégique politiquement et militairement, elle est aussi rentable pour les puissances coloniales occidentales et sionistes dont les économies sont fortement nourries par les industries militaires et de la sécurité. L’occupation de la Palestine ne se limite donc pas à un conflit territorial, mais elle s’inscrit dans le capitalisme mondial et un modèle impérialiste large dominé par l’obsession des « marchés libres », la présence de conventions internationales biaisées, les ventes d’armes et les flux de capitaux autour des élites occidentales. La violence est ici à la fois un outil de domination géopolitique et une source de profit, utilisée pour assujettir l’autre et pour le discréditer lorsqu’il « ose » se protéger.

Comme tout projet fasciste, Israël s’appuie aussi sur une « légalisation » de la violence en codifiant ses pratiques de domination raciale dans un cadre juridique et institutionnel assumé. Ce cadre est ensuite doublé d’outils de surveillance de masse et de contrôle militaire, afin de qualifier la moindre tentative des Palestinien·ne·s. de résister cet effacement colonial comme d’un acte illégal et terroriste justifiant le recours à la violence d’État. Cette légitimation de la violence est ici un autre point de liaison entre fascisme et capitalisme où tous deux cherchent à monopoliser la violence en la rendant acceptable lorsqu’elle émane du pouvoir et illégitime lorsqu’elle provient de la base.

En bref, Israël incarne à la perfection le fascisme moderne, caché derrière les structures de la démocratie néolibérale occidentale et soutenu par les marchés mondiaux. Il n’est que la continuité maquillée de son implantation historique par des groupes fascistes paramilitaires sous le « mandat » britannique.

Lutter contre le projet sioniste n’est pas seulement une question de défendre le droit inaliénable à la souveraineté de la Palestine. C’est aussi refuser un modèle global de fascisation du monde en refusant la normalisation de l’apartheid, la marchandisation de la guerre et la banalisation de la haine raciale.