Les mobilisations entourant la tenue du G8 et du G20 à Toronto en juin 2010 se tiendront à peine six mois après avoir fêté les 10 ans des mobilisations de Seattle contre l'OMC qui avaient marqué les imaginaires des anticapitalistes du 21e siècle.

Souvent, les médias officiels privés et publics exagèrent ou mentent au sujet de la « violence » des manifestantes et manifestants. Après les fameuses manifestations de Seattle, en 1999, les médias ont inventé tout un arsenal imaginaire, affirmant faussement que des anarchistes avaient utilisé des fusils à balles de plomb, des lance-pierre de chasse tirant des billes de plomb, et des fusils à eau remplis d’eau de javel ou d’urine.

Au cours des derniers mois, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et la Gendarmerie Royal du Canada (GRC) ont effectué plusieurs visites chez des militants et militantes à travers le Canada. Ces visites ont été effectuées dans le contexte des mobilisations contre les jeux olympiques à Vancouver et contre le Sommet du G8/G20 à Toronto. Certains groupes, ayant publiquement pris des positions contraires à l’agenda du gouvernement canadien, ont été particulièrement ciblés.

En Occident, les manifestations contre les grands sommets officiels ont souvent été brutalement réprimées au fil des dernières années. Il semble que les élites n’apprécient guère que la mise en spectacle de leur puissance soit perturbée par des agitatrices et des agitateurs qui contestent leur légitimité. Mais cette réaction violente ne suffit pas, bien au contraire, à saper la volonté des forces anticapitalistes, anti-impérialistes et antipatriarcales, qui se mobilisent dès que les élites organisent un nouveau sommet.

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