Crosseurs de juin 2013 (partie 2): les parasites de luxe de la Conférence de Montréal!


Comme un malheur n'arrive jamais seul, depuis maintenant 19 ans, le Grand Prix de Formule 1 de Montréal est immédiatement suivi d'une autre infection parasitaire, plus discrète, mais tout aussi virulente : le Forum économique international des Amériques, aussi connu sous le nom de Conférence de Montréal.

Ce rendez-vous annuel de parasites capitalistes, invités privilégiés de Power Corporation, et dont la création a coïncidé avec celle de l'Organisation mondiale du commerce, a la réputation peu enviable d'être le « Davos des Amériques ».

« La Conférence de Montréal a pour mission de développer la connaissance des grands enjeux de la mondialisation des économies en mettant l’accent sur les relations entre les Amériques et les différents continents. Le forum vise aussi à faciliter les rencontres pour développer les échanges internationaux et les occasions d'affaires. »

Chaque année, Montréal est ainsi envahie par des centaines de crosseurs d'envergure internationale : directeurs de banques centrales, ministres des finances, capitaines d'industrie, haut-fonctionnaires serviles, barons de la finance, grosses têtes des institutions financières supranationales (Banque mondiale, FMI, OCDE, etc.) et toute une brochette de profiteurs de la même crasse.

D'année en année, ces misérables sangsues profitent (littéralement !) du fait que cette grand-messe passe sous le radar pour décider à huis-clos des lignes directrices de l'exploitation mondiale capitaliste.

Dans le cadre de la campagne "Ostie de crosseurs!", la CLAC se paie un deux-pour-un en juin, un package deal Grand Prix / Conférence de Montréal !





Consultez le bestiaire des ostie de parasites de la Conférence de Montréal !

Ou lisez ci-dessous :







La Conférence de Montréal : la guerre des classes, c'est icitte que ça se passe !

C'est ben platte à dire, mais les 8 % les plus riches du monde s'accaparent 50 % de l'ensemble des revenus à l'échelle planétaire. Et c'est pas les crinquéEs de la CLAC qui le disent, mais Branko Milanovic, un des économistes en chef de la Banque mondiale et un prétendu « spécialiste des inégalités ». Et comme l'inégalité des richesses est toujours plus grande que l'inégalité des revenus, il n'est pas farfelu d'estimer que les 1 % les plus riches possèdent grosso modo 50 % de l'ensemble des richesses personnelles à l'échelle mondiale1.

Les statistiques de ce genre ne datent pas d'hier. Cette tendance lourde aux inégalités globales a brutalement marqué le ressac néolibéral qui se fait sentir depuis les années 1980, et notamment par la poussée vers ce qu'on a appelé « la mondialisation des marchés ». Bien sûr, l'inégalité est un principe fondamental du régime capitaliste depuis ses origines, mais sa dernière incarnation, la globalisation, a repoussé toutes les limites de l'indécence, de l'indignité et de l'injustice.

Et comment diable en sommes-nous arrivéEs à cette situation désastreuse ? Eh bien, pour s'en donner une idée, il suffit d'observer (ou d'imaginer, puisque ces rencontres se déroulent pour l'essentiel loin des yeux et des oreilles du monde ordinaire) ce qui se passe derrière les portes des grand-messes de la mondialisation, telles que le Forum économique mondial (FEM, Davos) ou le Forum économique international des Amériques (FEIA), aussi connu sous le nom de Conférence de Montréal.

Ce party annuel de crosseurs internationaux se veut justement une espèce de pendant américain du FEM. Créé en 1994, incidemment l'année de la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le FEIA a pour mission de « développer la connaissance des grands enjeux de la mondialisation des économies en mettant l’accent sur les relations entre les Amériques et les différents continents. Le forum vise aussi à favoriser l’échange d’information, promouvoir la libre discussion autour de grands enjeux économiques actuels et faciliter les rencontres pour développer les échanges internationaux [...]2 ». Aussi bien dire « pour organiser en catimini la mondialisation capitaliste au service des riches et des puissants ».

Bien sûr, cette mission vaguement définie est assortie de vœux pieux relatifs à un « développement économique international plus équitable et plus sensible aux réalités spécifiques des différentes régions du monde », mais, curieusement, cet aspect des choses semble toujours, de plus en plus, faire défaut à la mondialisation après 19 ans de Conférences de Montréal... alors que les « échanges internationaux », eux, se « développent » en tabarnak !

On ne s'étonnera pas d'apprendre que FEIA est une idée originale du ponte libéral Gil Rémillard et est présidé par la famille Desmarais (Power Corporation), le plus important nid de crosseurs capitalistes au Québec et parmi les plus importants au monde (voir la fiche signalétique du Clan Desmarais).

C'est ainsi que chaque année au mois de juin (curieusement, toujours juste après le Grand Prix de Formule 1...), plusieurs centaines de grosses pointures du système capitaliste mondial, banquiers, présidents d'institutions économiques et financières internationales, ministres des Finances, hauts fonctionnaires et autres parasites du milieu des affaires, convergent sur Montréal pour se la couler douce en semblable compagnie et déterminer, bon an mal an, le cours de la mondialisation capitaliste.

Les adeptes de théories du complot se cassent le pompon et font de la haute pression en s'imaginant des cabales secrètes, Illuminati et autres lézards de l'espace conspirant pour établir un Nouvel ordre mondial. Mais la grosse gammick n'a rien de secret ! Pas besoin non plus d'aller chercher bien loin pour en débusquer les acteurs : les pourris qui courent les réunions du Groupe Bilderberg, de la Commission trilatérale, du Conseil des Trente, du Council on Foreign Relations et autres think tanks plus ou moins nébuleux sont exactement les mêmes que l'on retrouve sur la liste des conférenciers de la Conférence de Montréal, du FEM, du FMI, etc. Ce sont les élites économiques nationales et supranationales qui mènent le bateau.

Cette gammick se déroule directement sous nos yeux et son nom est « capitalisme ». Le soi-disant Nouvel ordre mondial n'est rien d'autre que la bataille décisive de ce que les révolutionnaires anarchistes et communistes appellent depuis bientôt 200 ans « guerre des classes ».

Il n'en tient qu'à nous de les éradiquer...

Si la solution au conflit n'est pas sans difficulté, la recette en est assez simple. C'est la même depuis toujours : éducation, révolution, reconstruction.

Nous devons en premier lieu dénuder l'empereur. Nommer les crosseurs, les identifier, dresser la liste de leurs forfaits, les suivre à la trace et mettre leurs plans en déroute. Il faut démystifier leurs « expertises », déconstruire leurs mécaniques, les déboulonner, les dérouter, les décâlisser en bas de leurs grands chevaux. Ce n'est qu'en nous les rendant familiers, en les connaissant intimement, en les talonnant partout où ils vont que nous pourrons briser leur influence et les révoquer définitivement.

Assurons notre propre éducation politique : ne dépendons pas des institutions qu'ils mettent en place et développons nos propres mécanismes de partage de connaissances et de compétences.

Sachons reconnaître les forces en présence. Sachons où nous sommes fortEs, et où nous ne le sommes pas, à commencer par reconnaître que nous avons la force du nombre, pourvu que nous soyons capables de nous trouver et de nous unir.

Il faudra ensuite prendre tous les moyens nécessaires pour changer les choses radicalement. Ne nous faisons pas d'illusions : le capitalisme total est une tyrannie, et aucun tyran n'a jamais été défait par des moyens strictement pacifiques. Il faut s'attendre à une résistance farouche. Mais la révolution totale est la seule solution en face de la tyrannie totale. Tenons-nous-le pour dit, et développons nos moyens en conséquence. De dures années sont devant nous.

Et finalement, il faudra tout reconstruire. Le capitalisme détruit tout, et avant que nous ayons su et pu arrêter sa course, il aura encore beaucoup détruit. Développons donc aujourd'hui les moyens de construire des communautés saines et viables, anti-autoritaires, égalitaires, écologiques et respectueuses de l'environnement. Des communautés vivantes à l'image d'une humanité positive. Inspirons-nous des modèles, des systèmes passés, certes, mais ne nous y limitons pas. Ne nous limitons à aucun système. Inventons l'avenir qui convient à nos plus belles aspirations.

Nous pouvons le faire. À condition de commencer aujourd'hui le processus réparateur.

Et le premier pas est de reconnaître les parasites qui pourrissent nos vies.

Ils sont là, devant nous. Il n'en tient qu'à nous de les éradiquer...

1- http://bit.ly/Zla1bD
2- http://forum-ameriques.org/montreal/mission






Fiche signalétique du Clan Desmarais
et Power Corporation
,
une ostie d’gang de crosseurs!


Nom latin :

Plĕbĕcūla

Nom commun :

Ostie d’crosseurs, coquerelles envahissantes du Québec

Cycle de vie :

Trop long

Description :

Clan, tribu

Habitudes ou comportement :

Jeux de coulisses, tirage de ficelles, tout comportement hypocrite

Habitat :

Sagard et autres châteaux dispersés un peu partout dans le monde, Tour de la Bourse, conseils d’administration, compagnies pétrolières, médias

Reproduction :

Incestueuse

Signe distinctif :

Aime l’ombre

Devise :

Je veux ton bien, pis j’va l’avoir !

Affiliation religieuse :

La spéculation

Moyens de prévention :

Éducation populaire, lutte, lumière… abolition du capitalisme

Moyens de contrôle :

La guillotine (quand on se comporte comme des rois, seul un traitement royal est à la hauteur!), brûler Sagard

Croyances populaires :

Ils ont travaillé fort pour avoir ce qu’ils ont…


Des vrais de vrais crosseurs!

Riche comme Crésus, tentaculaire dans des secteurs névralgiques dont le pétrole et les médias partout dans le monde, mystificateur des coulisses du pouvoir, dirigeant de nombreux conseils d’administration, fabricant de politiciens, le Clan Desmarais est omnipotent. C’est une monarchie qui joue dans la cour des grands du capitalisme mondial.

Grand crosseur devant L’Éternel, Paul Desmarais est un pépé machiavélique de 86 ans qui vaudrait à lui seul plus de 4,5 milliards $ ! La toile qu’il a savamment tissée durant les 60 dernières années est terrifiante. Le mec et sa femme Jacqueline, son alter ego tout aussi mégalomane, ont quatre enfants : Paul Jr (marié avec la très influente Hélène Desmarais), André (marié à France Chrétien, la fille de l'ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien), Louise et Sophie (fraîchement divorcée d’Éric LeMoyne de Sérigny, un incroyable crosseur très proche de Nicolas Sarkozy).

Un des médias de leur empire, le journal La Presse, dévoilait en 2012 que le Clan Desmarais, grâce aux tentacules de Power Corporation et de la Financière Power, contrôlerait plus de 500 milliards $, soit deux fois le budget annuel du gouvernement du Canada! Ce monstrueux magot, investi dans une multitude de pays et de secteurs économiques dont le pétrole (avec la française Total qui fait des ravages, entre autres en Birmanie et en Libye), ferait du Clan Desmarais une des 300 familles les plus riches au monde. Son influence objective est terrifiante ! Une des démonstrations de force des Desmarais est l’organisation de la Conférence de Montréal. Sous la tutelle de Paul Desmarais Jr, depuis 19 ans, cette conférence n’est rien de moins qu’un des rendez-vous annuels incontournables de l’élite du capitalisme mondial.

Paul Desmarais a compris très tôt l’importance des coulisses politiques, des contacts, des magouilles et des jeux d’influence. Sa chance débute en 1950, alors qu’il reprend la petite compagnie familiale d’autobus. Il devient miraculeusement millionnaire au milieu des années 1950 grâce à la spéculation boursière. Il touche aux assurances puis, en 1968, il met la main sur une vieille compagnie hydro-électrique, Power Corporation of Canada. Crosses après crosses, il en fera une des plus grandes compagnies de holding de l’histoire du Canada !

Paul Desmarais est très proche de George Bush père. En France, le Clan Desmarais est actionnaire de nombreuses entreprises : Total, Suez, Lafarge, Pernod Ricard, etc. Nicolas Sarkozy a déjà affirmé qu'il n'aurait jamais été président de la France sans l’assistance bienveillante de Paul Desmarais père. En 2008, Sarkozy le fait membre de la Légion d'honneur. En novembre 2011, il fera de même avec Jacqueline Desmarais, cette « grande amie de la France et grande dame des arts qui a mis sa vie au service du beau et du bien ». Rien de moins.

Le plus jeune des rejetons, André Desmarais, est membre du conseil d’administration de la China International Trust Investment Company, un des plus importants conglomérats de Chine : immobilier, transports, télécommunications, mines, armement, etc. La famille Desmarais détiendrait 5 % des parts de cette gigantesque entreprise. On se souviendra de l’intérêt très marqué de Jean Chrétien pour l’Empire du Milieu…

Un des tabous dans le milieu politique montréalais est l’envahissante Hélène Desmarais, la conjointe de Paul Jr. Elle trône tous azimuts : membre des conseils d'administration du CHUM, de Génome Québec, de l'Institut économique de Montréal, quand ce n’est pas de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, de l'OSM, des HEC de Montréal… On en redemande !

Parmi les nombreuses marionnettes de la famille, il y a le frère de Bob Rae, John Rae, vice-président de Power Corporation. Il a été au centre de l’organisation électorale de Jean Chrétien. Le successeur de ce dernier, Paul Martin, a fait carrière chez Power Corp. La compagnie lui cèdera la Canada Steamship Lines en 1981. Avec ce cadeau, Paul Martin s’est rendu plusieurs fois millionnaire en enregistrant ses paquebots sous des pavillons de complaisance.

Jean Charest est un autre protégé du Clan Desmarais. La famille était en première rangée lors de son discours sur le Plan Nord au Palais des Congrès en avril 2012 (oui oui la fois où on a eu ben du fun!). Internet regorge de photos impayables où Charest, piteux, serre la main de Paul père…

Dans les bonnes prises du Clan, on compte Henri-Paul Rousseau et Michael Sabia, les deux derniers présidents en titre de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Henri-Paul Rousseau s’est vu offrir un pont d’or (dans le sens littéral du terme) pour aller chez Power Corp. à son départ de la Caisse et Michael Sabia est un très bon ami personnel d’André Desmarais. Un autre proche de la famille, Robert Graton, qui a dirigé durant 20 ans la Financière Power, serait assis sur un pactole de 500 millions $ ! Le président actuel, Jeffrey Orr, gagne 10 millions $ par année.

Les Desmarais possèdent de nombreuses propriétés à Montréal, New-York, en France, en Floride… Mais ils attirent surtout l’attention avec leur délirant domaine de Sagard, une forêt isolée de 76 km2 située dans l’est de Charlevoix. Paul Desmarais l’a acquis dans les années 1980 pour… 1 $ grâce à une de ses compagnies qu'il avait volée au gouvernement fédéral pour une bouchée de pain. Il s’agit d’un domaine majestueux, agrémenté de lacs, châteaux, héliport, golf de 18 trous, etc. On y pratique la chasse au faisan et un chapiteau gigantesque accueille les visites du Cirque du Soleil et de différents orchestres. Plus de 100 personnes veillent à son entretien. Les images du site sont stupéfiantes… Le couple maléfique s’assure à grands frais que l’hôpital de La Malbaie puisse lui fournir les meilleurs soins possibles. Quant à ses déplacements, il peut compter de manière presque exclusive sur l’aéroport de Saint-Irénée. En 2001, le ministre libéral Martin Cauchon, qui a travaillé comme majordome auprès des Desmarais lorsqu’il était étudiant, a injecté 5,3 millions $ de fonds publics dans la réfection du tarmac…

L’histoire du Clan Desmarais en est une d’exploitation, de spéculations perpétuelles, de vols, de manipulations, de destructions. Lutter réellement contre la pauvreté et la misère, contre les inégalités, pour la solidarité avec les sans-papiers, contre la destruction de l’environnement, c’est aussi lutter contre le capitalisme. Et le capitalisme, ce n’est pas la main de Dieu, mais un système qui permet à des ostie d’crosseurs comme le Clan Desmarais de s’en mettre plein les poches et d’imposer la misère au reste du monde. En fait, pour notre plus grand bonheur à toutes et tous, pour que l’air soir plus respirable, on ne peut que souhaiter, à tout le moins, que les deux vieux criss crèvent au plus sacrant. Aux Desmarais de ce monde, votre mépris n’aura qu’un temps. Sagard brûlera !

Pour vous donner le goût de vomir, visionnez une vidéo réalisée lors du 80e anniversaire de la reine Jacqueline à Sagard en 2008 : www.youtube.com/watch?v=GmDTrjpWVSs (publiée le 30 mai 2012 par Anonymous). George H. W. Bush, Lucien Bouchard, Jean Charest, Brian Mulroney, Luc Plamondon et compagnie participent à cette soirée qui aurait coûté… 12 millions $ !






Fiche signalétique de John Manley,
président et chef de la direction, Conseil canadien des chefs d'entreprise (CCCE)


Nom latin :

Forficula auricularia ambitiosus

Nom commun :

Perce-oreille ambitieux (forficule commun)

Cycle de vie :

Notre forficule commun est né en 1950 à Ottawa. Il commence sa carrière comme avocat fiscaliste et travaille ensuite à la Cour suprême du Canada et à la Cour de justice de l'Ontario. Ami de Jean Chrétien, le croque-mitaine en chef, il devient député libéral de Ottawa-Sud en 1988. Il cumulera plusieurs ministères à vocation économique comme l'Industrie et, lorsque son rival de toujours, Paul Martin, quittera le cabinet pour devenir calife à la place du calife, il dirigera les Finances. Il sera aussi ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre. Comme prévu dans son plan de carrière, il passera du gouvernement au secteur privé et cumulera les postes de direction.

Description :

Le perce-oreille ambitieux est persuadé qu'il est un être exceptionnel, qu'il doit diriger et éclairer le bon peuple. Par contre, puisqu'il n'a pas le panache pour devenir le parasite en chef, il prend tous les postes de second que son boss lui propose et va même jusqu'à tenter d'empêcher le félon, Paul Martin, de succéder au patriarche de Shawinigan. Mal lui en prend, Martin devient chef du PLC en 2003 et notre homme est chassé du gouvernement. Malgré tout, il continue à magouiller dans le dos des différents leaders du parti et son nom revient régulièrement dans les rumeurs autour des courses à la direction.

Habitudes ou comportement :

Membre de la grande famille libérale, clan de criminels privilégiés, il se pose à droite de sa colonie. Il se présente comme un conservateur fiscal, un partisan du libéralisme économique et du libre-échange à tout crin. Comme mascotte en chef du CCCE (le Conseil du patronat du Canada), il fait la promotion de la dérèglementation, de la compétitivité, de la productivité, de la baisse de la fiscalité des entreprises et autres autorégulations de l'industrie en matière d'environnement. Il est un dirigeant, en compagnie de Pierre-Marc Johson et Allen Gotlieb, de l'Independant Task force on North America qui fait la promotion d'une intégration politique et économique nord-américaine semblable à l'Union européenne.

Habitat :

Fuyant la lumière, le forficule se cache derrière les portes closes des conseils d'administration, tels ceux de Nortel et de la CIBC. Par moments, il aime retrouver les feux de la rampe en tant que « conseiller spécial non partisan » rémunéré à fort prix. En 2003, il dirige, à la demande de son ami Dalton McGuinty, une commission d'enquête sur le réseau énergétique de l'Ontario. En 2007, Stephen Harper le nomme à la tête d'un comité qui se penche sur le rôle de la mission canadienne en Afghanistan. Ses recommandations, qui seront acceptées par le le PC et le PLC, comprennent le prolongement indéfini de cette mission, mais celle-ci devra être axée sur la formation et le support logistique pour être acceptée par l'opinion publique.

Signe distinctif :

Notre bibitte est très pro-États-Unis et l'a démontré à la suite des attentats de septembre 2001. Chrétien l'a nommé responsable de la « réponse canadienne » à cette crise. Il travaille de proche avec Colin Powell et Tom Ridge afin de mettre en place une série de politiques sécuritaires aux frontières, dans les aéroports, concernant les listes d'interdiction de vols, etc. La Loi antiterroriste canadienne sera adoptée durant la même période. On chuchote qu'il était en faveur de l'invasion de l'Irak en 2003.

Moyens de prévention :

Empêcher ce genre d'individu pathogène de proliférer.

Moyens de contrôle :

Éradiquer cette minorité d'agents nocifs.

Croyances populaires :

Ce genre de comportement est considéré comme légitime par une partie beaucoup trop grande de la population. Il faut démasquer cette supercherie : le pouvoir et les privilèges de ces parasites sont basés sur le vol, l'exploitation et le mensonge.







Fiche signalétique de José Angel Gurria,
Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)


Nom latin :

Lépisme socialis conscientia sine oeconomicarum (SCSO)

Nom commun :

Poisson d’argent économiste sans conscience sociale

Cycle de vie :

Le Gurria Lépisme est aperçu pour la première fois en 1950 à Tampico au Mexique. Il existe plusieurs types de SCSO, mais, comme beaucoup de son espèce, le Gurria Lépisme suit une idéologie économique. Détenteur d’une maîtrise d’économie de l’UNAM (Mexique) et d’un master en économie de l’Université de Leeds (Royaume-Uni), il traverse plusieurs stades de vie, notamment au niveau politique. Le Gurria Lépisme est ministre des Affaires étrangères du Mexique de décembre 1994 à janvier 1998, pour ensuite devenir le parasite des Finances et du Budget de janvier 1998 à décembre 2000. Son cycle de vie se poursuit aujourd'hui au sein de l’OCDE où le parasite se nourrit principalement d’austérité. C’est sous le règne du Gurria Lépisme que l’OCDE ouvre ses rangs à de nouveaux membres de la communauté SCSO, comme le Chili, l’Estonie, Israël et la Slovénie1. Il y renforce aussi les liens avec l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine2, l’Inde et l’Indonésie. On remarque que le Gurria Lépisme privilégie les terrains souffrant de grande pauvreté, mais où l’économie capitaliste se développe à merveille.

Description :

Le Lépisme Gurria prend la forme d'un humanoïde à cravate, il s’agit d’un signe distinctif commun de différentes familles de parasites.

Habitudes ou comportement :

Le Gurria Lépisme opère surtout à l'échelle des organisations mondiales. Malgré le fait qu’on le retrouve souvent au sein d’institutions gouvernementales, on peut apercevoir le Gurria Lépisme dans des ONG internationales, comme le Population Council (New York), le Center for Global Development (Washington), le Conseil mondial de l’eau, le Conseil consultatif international des gouverneurs du centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (Canada), et l’Académie royale des sciences économiques et financières d’Espagne. Le Gurria Lépisme, comme beaucoup d’autres familles parasitaires, semble être atteint d’une idéologie ploutocrate.

Habitat :

Le Gurria Lépisme peut être qualifié de nomade, puisque nous le retrouvons non seulement sur son territoire natal, mais partout dans le monde. Bien que le Gurria Lépisme n'a été aperçu qu’en 1950, nous pouvons retrouver depuis plusieurs siècles d'autres sous-espèces du Lépisme socialis conscientia sine oeconomicarum, qui envahissent une bonne partie de la planète avec leurs politiques économiques, oubliant littéralement le côté social.

Reproduction :

Tout comme les Elitis economicus occidentalis, les SCSO se reproduisent par émulation, de génération en génération, et ce, depuis des siècles.

Signe distinctif :

Le Lépisme, en favorisant l’économie au détriment de politiques sociales, a souvent tendance à rendre l’être humain esclave du PIB d’un pays. Il a d’ailleurs conseillé à la France d’indexer l’âge de la retraite selon la durée de vie de ses habitants avec l’aide de sa collègue Anna Cristina d’Addio, une sous-catégorie du SCSO.

Moyens de prévention et de contrôle :

Le seul moyen de prévention possible est le bûcher, de sorte que le Gurria Lépisme ne puisse se reproduire. Il est important d’anéantir toutes les sous-espèces du SCSO, considérant qu’il peut être grandement nocif pour l’être humain, voire même causer son extinction.

Croyances populaires :

Bien qu’il puisse être difficile de se départir du Gurria Lépisme, il est faux de croire que nous devons nous en accommoder et vivre avec ce type de parasite. Avec la formule E=mc2 (l’Émancipation, c’est le militantisme multiplié par le courage au carré3), il est possible de se débarrasser de cet infâme parasite.

Plus de renseignements :

1- www.oecd.org/fr/mexique/angelgurriasecretairegeneraldelocdecv.htm
2- http://bit.ly/1aNuvf7
3- Normand Baillargeon, «E=mc2», http://voir.ca/chroniques/prise-de-tete/2013/02/20/e-mc2







Fiche signalétique de Jean-Claude Trichet,
Gouverneur honoraire de la Banque de France ; ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) ; actuel président du Groupe des Trente ; actuel président du groupe européen de la Commission trilatérale et président de l'Institut Bruegel


Nom latin :

Putinasius Elitis Economicus Occidentalis

Nom commun :

Punaise élitiste d'Europe occidentale

Cycle de vie :

Le Trichet elitis a été initialement recensé en 1942 dans une famille de la grosse bourgeoisie franco-française. Il traverse différents stades de formation (en politique, économie et administration publique) avant de proliférer au gouvernement, aux Finances et au Trésor. Il devient ensuite gouverneur de la Banque de France et Président de la BCE. Dans la dernière période de sa vie, le Trichet elitis envahit toutes les institutions plus ou moins nébuleuses de l'élite financière internationale.

Description :

Le Trichet elitis prend la forme d'un humanoïde caucasien affluent (Rich White Man). Il se distingue par son apparence physique d'avec la grande majorité de l'humanité, dont la couleur de la peau est majoritairement plus foncée et dont le mode de vie est beaucoup plus modeste, voire misérable. Le Trichet appartient à la famille Albus supremacis.

Habitudes ou comportement :

Le parasitisme du Trichet s'opère surtout à l'échelle des systèmes. Il prolifère dans les institutions élitistes para-gouvernementales, les sociétés fermées et autres « think tanks » (Commission trilatérale, Groupe des Trente, Groupe Bilderberg, association Le Siècle, Institute for International Economics, etc.), où il détermine avec d'autres vampires du même acabit la direction du capitalisme parasitaire mondial.

Habitat :

La punaise élitiste, comme son nom l'indique, sévit en Europe occidentale, principalement en France, où plusieurs générations successives d'Elitis economicus pullulent depuis des siècles pour sucer le sang des pauvres. Il existe des sous-espèces de la punaise élitiste ailleurs en Europe et sur tous les autres continents, principalement en Amérique du Nord.

Reproduction :

Toutes les sous-espèces d'Elitis economicus occidentalis se reproduisent par émulation, de génération en génération.

Signe distinctif :

Dans les années 1990, le Trichet a été impliqué dans le scandale financier dit « du Crédit Lyonnais », une crosse monumentale. Alors que le Trichet, alors directeur du Trésor de l'État français, fait l'objet d'une plainte provenant de l'intérieur même de son ministère (!), comme par hasard, le siège social du Crédit Lyonnais à Paris est partiellement détruit dans un incendie criminel. Le siège social est revendu à la compagnie d'assurance AIG pour 1,3 milliards de francs...

Moyens de prévention et de contrôle :

Guillotine. Potence. Bûcher. Exécution.

Croyances populaires :

Beaucoup de gens croient, à tort, que l'infestation de punaises élitistes est irrémédiable. Il est pourtant possible de s'en débarrasser, avec un peu de bonne volonté, un esprit révolutionnaire et beaucoup de persévérance.







Fiche signalétique de Pascal Lamy,
Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ; ancien directeur général du Crédit lyonnais, ancien commissaire au commerce de la Commission européenne (CE)


Nom latin :

Camponotus Herculeanus Novus Ordo Mundi

Nom commun :

Fourmi charpentière du nouvel ordre mondial

Cycle de vie :

Le Lamy Herculeanus est localisé pour la première fois en 1947 à Levallois-Perret, commune la plus endettée de France et château fort du parti de coalition de droite de l'UMP. Ses premiers stades de développement suivent la logique habituelle des autres parasites de son espèce : Sciences Po Paris, HEC Paris, École nationale d'administration et Études supérieures de droit. Une fois le stade adulte atteint, il s'assure une place au chaud dans la Colonie européenne (CE) en occupant d'abord divers postes influents dans la fonction publique et le monde politique : passant de l'Inspection générale des finances au Trésor public, il est ensuite successivement adjoint secrétaire général du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), conseiller du ministre de l'Économie et des Finances, Jacques Delors, et directeur adjoint du cabinet du Premier ministre, Pierre Mauroy. Réalisant dès son stade de larve que le statut de vulgaire fourmi ouvrière n'est pas digne de lui, le Lamy Herculeanus se hisse au top de la CE en devenant commissaire européen au commerce. La consécration survient en 2005, lorsqu'il est élu directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour un règne de quatre ans. Seul candidat à sa propre succession (une première dans l'histoire de l'institution créée en 1995), il est réélu en 2009 à l'issue d'un vote par acclamation des 153 membres de l'OMC.

Description :

Le Lamy Herculeanus a un physique plutôt banal et se distingue assez peu des autres camponotus : tête dégarnie et ovale, air sérieux ou menaçant, il peut changer légèrement de couleur selon son humeur ou s'il se trouve sous les projecteurs. À noter qu'au stade de reine, l'abdomen de l'Herculeanus a tendance à se développer.

Habitudes ou comportement :

La fourmi charpentière du nouvel ordre mondial vit en haute société et ne fait que placer ses pions. Tous les travaux de colonisation sont effectués par ses ouvrières, qui détruisent les fondations des pays où l'Herculeanus tente de s'établir. Ce travail consiste principalement à négocier des accords bilatéraux de libre-échange avec d'autres espèces de parasites nationaux afin de privatiser les services publics (santé, eau potable, éducation, électricité), à ouvrir les frontières pour l'exportation de produits des fourmilières occidentales (réduction des droits de douane), à réduire les règlementations environnementales, etc.

Habitat :

La fourmi charpentière du nouvel ordre mondial vit principalement dans les pays occidentaux, mais se déplace régulièrement un peu partout sur la planète à la recherche d'endroits pour perpétuer sa colonisation. Ses lieux de prédilection sont les pays ravagés par les guerres, les famines, les désastres écologiques, où elle installe ses fourmis soldats (FMI, OCDE, ONU), nourricières (ONG, ACDI) et butineuses (compagnies minières et pétrolières) afin d'y imposer ses politiques néolibérales et d'y asseoir son hégémonie.

Signe distinctif :

Tout au long de son existence, le Lamy Herculeanus multiplie les accointances avec l'élite patronale et les think tanks militaro-politico-économiques : Rand Corporation, MEDEF, Groupe Bilderberg, Institut de relations internationales et stratégiques, En Temps Réel. Il a été le principal artisan de l'Accord multilatéral sur l'investissement (AMI) et de l'Accord général sur le commerce des services (AGCS).

Moyens de prévention et de contrôle :

Malheureusement, une fois que la fourmi charpentière du nouvel ordre mondial a pénétré vos frontières, il est très difficile, voire impossible, de s'en débarrasser. Il est donc primordial de localiser son nid et de le détruire.







Fiche signalétique de Christophe de Margerie,
PDG de TOTAL


Nom latin :

Teignes pecuniam esurientem

Nom commun :

Mite assoiffée d’argent

Cycle de vie :

Le pecuniam esurientem Margerie est aperçu pour la première fois en 1951 à Vendée (France). Son cycle de vie n’est pas très diversifié considérant que dès la fin de sa formation à l’école supérieure de Commerce de Paris, en 1974, il se stabilise chez le géant pétrolier Total. Bien qu’elle soit fidèle à son habitat, la mite Margerie évolue rapidement au sein de l’entreprise. Le pecuniam Margerie sera nommé directeur général de Total Moyen-Orient en 1995, et en 1999 on le voit au comité exécutif où il détient le poste de directeur général de l’exploitation et de la production. En 2000, il continue de gravir les échelons comme directeur général adjoint de l’exploration et de la production du groupe TotalFinaElf. Il est nommé, en janvier 2002, directeur général de l’exploration et de la production de Total. Nommé administrateur de Total lors de l’assemblée générale des actionnaires du 12 mai 2006, il devient directeur général de Total à compter du 14 février 2007. Le 21 mai 2010, il est nommé président-directeur général de Total.

Description :

Le pecuniam Margerie est facilement reconnaissable à son incroyable pilosité sous son nez.

Habitudes ou comportement :

On retrouve la mite Margerie un peu partout où il y a de l’argent à faire : entre 2006 et 2010, Total réussit à faire 60 milliards de PROFIT1. Par contre, la mite Margerie et son équipe parasitaire réussit, par un superbe calcul comptable, à enregistrer une perte sur les activités en France en 2009 et 2010, ce qui permettra à l’entreprise de ne pas y payer d’impôts sur ses sociétés. Ce type de comportement n’est pas présent que chez la mite Margerie, mais se remarque aussi chez la grande majorité des parasites, peu importe l’espèce. Total délocalise massivement les raffineries des pays occidentaux dans des pays producteurs tels que l’Arabie saoudite. On peut lire sur le site de total.com : « Sur les rives du golfe Arabique, en Arabie saoudite, Total, en partenariat avec Saudi Aramco, construit, depuis 2009, sa plus importante unité de raffinage. Ultra-performante, elle traitera des pétroles lourds et desservira l’Asie et le Moyen-Orient2. » La mite Margerie est donc responsable d’énormes pertes d’emplois afin de favoriser les profits de l’entreprise et ainsi rendre heureux toutes les petites mites à cravate actionnaires de l’entreprise. De plus, son choix de migrer vers des pays comme l’Arabie saoudite permet à la mite Margerie de réduire les coûts de raffinage et de se soustraire au protocole de Kyoto et aux quotas européens d'émission de CO2. La mite Margerie fait beaucoup de ravages sociaux, environnementaux en se câlissant de tout, sauf du cash !

Habitat :

La mite pecuniam esurientum se retrouve là où il y a possibilité d’exploiter des ressources énergétiques, créant sur son passage d’affreux dégâts sociaux et environnementaux.

Reproduction :

La mite se reproduit rapidement par le biais d’actionnaires. Les petites larves cravatées, nourries à leur plat favori (l’argent), peuvent ainsi participer en plus grand nombre à la destruction de la planète et de millions de vies !

Signe distinctif :

Le pecuniam esurientum ravage le papier d’échange commercial (communément appelé argent). Il en bouffe d’ailleurs une quantité phénoménale, soit entre 2 et 5 millions d’euros par année à lui seul3.

Moyens de prévention et de contrôle :

La destruction du système capitaliste pourrait permettre un ralentissement des méfaits de ce parasite, mais pour anéantir définitivement l’espèce on conseille l'utilisation d'un insecticide puissant destiné à tuer les larves.

Croyances populaires :

Ce parasite très puissant et destructeur n’est pas immortel! Il est possible de le détruire en s’unissant pour reprendre se qui nous appartient! Pour le détruire, il nous faut une grande solidarité et beaucoup d’efforts, mais il est POSSIBLE de cesser l’infestation de ce parasite.

Plus de renseignements :

1- http://bit.ly/10PPoSr
2- http://bit.ly/18GUnwt
3- http://bit.ly/ZBId4Z







Fiche signalétique de Arnaud Soirat,
Président et chef de la direction, métal primaire, Rio Tinto Alcan


Nom latin :

Rio Diplopoda Alcan

Nom commun :

Mille-Patentes-Pas-Payées

Cycle de vie :

Le Rio Diplopoda Alcan se contente de manger tout sur son passage jusqu’à ce qu’il ne reste rien aux alentours. Il se nourrit principalement d’hydro-électricité et d’aluminium, mais il raffole surtout de l’argent des contribuables. Plus le Mille-Patentes se nourrit, plus son appétit grandit et plus il est féroce.

Description :

Une fois emménagé, le Diplopoda Alcan est particulièrement difficile à déloger, bénéficiant de liens étroits avec le pouvoir et d’un soutien public totalisant près de 2 milliards $. Le Mille-Patentes arrive à se nourrir aux frais des contribuables en vendant son hydro-électricité à un État en pleine surproduction, même lorsqu’il est privé de ressources précieuses telles que de la main-d’œuvre. De plus, le gouvernement du Québec reporte près d’un milliard de dollars d’impôts au parasite par année.

Habitudes ou comportement :

Le Rio Diplopoda possède un appétit vorace pour les scabs, qu’il va jusqu’à se faire livrer en héliport. Le Diplopoda est prêt à tout pour défendre ses précieuses sources de scabs : lock-out, injonctions et agents de sécurité sans permis sont au menu. Les grévistes ont reçu le conseil de la Cour suprême du Québec de rester à une distance d’au moins 150 mètres du Mille-Patentes et de ne pas être plus de 20 lors de leur piquetage contre celui-ci.

Le Diplopoda se montre excessivement agressif lorsqu’il quitte son nid d’origine. En 1985, le Mille-Patentes aurait financé l’apartheid en Afrique du Sud par le biais de sa filiale Hullet, qui achetait des matériaux pour le gouvernement raciste et son armée génocidaire. Le Diplopoda Alcan est aussi reconnu pour sa violente confrontation avec les communautés Adivasi et Dalit au Kashipur, en Inde. Trois habitants du Kashipur (Abhilash, Jamdhar et Raghunath) ont été abattus en décembre 2000 lorsque les forces policières locales ont interrompu une réunion communautaire, ouvrant le feu sur celle-ci.

Habitat :

Le Diplopoda a tendance à faire son nid très près de la pourriture étatique.

Reproduction :

Le Diplopoda se fusionne avec ses partenaires pour donner naissance à un encore plus gros parasite, à la suite de quoi le Mille-Patentes procède à des mises à pied et des fermetures d’usine.

Signe distinctif :

Laisse une boue rouge toxique là où il y avait de l’eau potable après s’être nourri (exemples : Saguenay, Hongrie, Jamaïque, etc).

Plus de renseignements :

http://yhoo.it/119iwmF
http://bit.ly/11vG05r
http://bit.ly/17JDm5t
http://bit.ly/18GQvvC







Fiche signalétique de Kenneth Rogoff,
Économiste américain ; ancien économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI)

ÉRADIQUÉ DE MONTRÉAL*

Nom latin :

Armadillidium economis imposturis academia austerae

Nom commun :

Cloporte économiste imposteur ou cloporte crosseur d'Amérique (Crooked Harvard Woodlouse)

Cycle de vie :

Baby boomer, le Rogoff a profité du climat économique favorable d'après-guerre pour prospérer dans le milieu universitaire américain. Il a complété sa formation au MIT et est devenu professeur d'économie et de politiques publiques à Harvard, avant de devenir économiste en chef du FMI pendant une brève période.

Description :

Le cloporte économiste crosseur a la peau blanche, la tête chauve, de petits yeux perçants et une épaisse carapace qui le protège des critiques et des railleries.

Habitudes ou comportement :

Singulièrement sagace et intelligent pour un parasite, le Rogoff crosseur n'en demeure pas moins un dangereux ennemi des humains. Il évolue à l'abri des regards, soit dans son habitat naturel, les universités américaines, soit aux commandes d'institutions financières internationales (FMI), soit au sein d’infâmes regroupements de parasites tels que le Council on Foreign Relations (CFR). Il est tristement célèbre pour avoir pondu en 2010 une étude intitulée « Growth in a Time of Debt1 », citée par de nombreux économistes, commentateurs et politiciens pour justifier l'imposition brutale de mesures d'austérité aux économies nationales en difficulté. Un étudiant de deuxième cycle de l'université du Massachusetts a récemment découvert de graves erreurs dans la feuille de calcul à la base de l'étude, remettant en question les fondements mêmes du « consensus » économique et politique entourant le caractère incontournable des politiques d'austérité2.

[Nota Bene : Dans un récent ouvrage intitulé The Body Economic: Why Austerity Kills, les auteurs David Stuckler et Sanjay Basu estiment que plus de 10 000 suicides et jusqu'à un million de cas de dépression en Europe et aux États-Unis sont attribuables aux mesures d'austérité imposées par les gouvernements occidentaux dans la foulée de la crise économique de 2008...3]

Habitat :

Le cloporte économiste imposteur prolifère dans les universités américaines, notamment au MIT et à Harvard, où il est connu pour pondre des travaux nocifs et mortels. Plusieurs sous-espèces du cloporte économiste crosseur éclosent et pullulent à l’université de Chicago et dans d'autres universités nord-américaines. Ces dernières sont notamment à l'origine de l'épidémie néolibérale.

Reproduction :

Le Rogoff vulgaire s'est accouplé avec la Carmen Reinhart commune pour pondre l'étude « Growth in a Time of Debt ».

Signe distinctif :

Le Rogoff imposteur a déjà été champion d'échecs.

Moyens de prévention et de contrôle :

Guerre des classes (guerre populaire prolongée, grèves sauvages généralisées et illimitées, multiple foyers d'insurrection, etc.).

Croyances populaires :

On croit à tort que les parasites de la famille economis imposturis academia sont plus intelligents que la moyenne. Or comme leur nom l'indique, plus souvent qu'autrement, ces parasites particulièrement résistants sont en fait des ostie d'imposteurs.

Plus de renseignements :

1- www.nber.org/papers/w15639.pdf
2- http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Herndon
3- www.democracynow.org/2013/5/21/why_austerity_kills_from_greece_to

*Rogoff était initialement sur la liste des conférenciers de 2013, mais il n'y est plus... Sa récente déconfiture publique y est peut-être pour quelque chose.







Événements à venir

Abécédaire anticapitaliste

Après CISM pendant plus d'un an, le comité agitprop de la CLAC sévit maintenant sur les ondes de CKUT à l'Émission Off The Hour un vendredi par mois. La chronique est basée sur la formule d'un abécédaire: une lettre, un mot, une tirade. Ça ne se passe pas dans l'ordre alphabétique, mais selon l'actualité. D comme dénoncer, C comme crosse ou crosseurs. Bonne écoute!



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