Calme ton raton


En assemblée ou en réunion, calme ton raton!!


Raton orateur :
Parler trop souvent, trop longtemps ; intervenir sur tous les sujets.
Raton téteux :
Être toujours la première personne à intervenir ou à proposer une solution avant que les autres aient pu contribuer à l’échange collectif.
Raton nombriliste :
Interrompre, changer de sujet, ramener à ses propres sujets de prédilections, répondre à la place des autres.
Raton-perroquet :
Reprendre en ses propres mots ce qui a déjà été dit (ça invisibilise les premières interventions, et puis tu trouves pas que nos discussions sont déjà assez longues comme ça?).
Raton intransigeant :
Parler toujours sur un ton très ferme et affirmatif, présenter sa solution ou sa position comme finale et indiscutable (même à propos de sujets mineurs) — et attention aux vieilles habitudes qu’on ne veut jamais changer.
Raton-diva :
Se servir de toutes sortes de stratagèmes, de mises en scène, pour attirer un maximum d’attention sur soi, ses idées.
Raton inattentif :
Ne pas vraiment écouter les autres, formuler mentalement une réponse dès les premiers mots de la personne qui parle, ne plus écouter et prendre la parole à la première occasion (as-tu vraiment besoin de lever la main au tout début de l’intervention? Écoutes-tu encore quand tu as la main levée?).
Raton «porte-parole» :
Parler pour les autres, faire de ses opinions la voix d’une collectivité pour leur donner plus de poids, en disant, par exemple : «Beaucoup d’entre nous pensons que...» ; interpréter à ses fins ce que disent les autres, en disant, par exemple : «Ce qu’elle veut dire, en fait, c’est que...»
Raton ostentatoire :
Attention au langage non verbal. Pendant qu’une autre personne parle, tu invalides ses propos si tu pousses un long soupir, si tu rigoles ou tu chuchotes avec le raton d’à côté, ou si tu consultes ton téléphone cellulaire (d’ailleurs, comment se fait-il que ton téléphone soit allumé ? Tu devrais prendre l’habitude de l’éteindre et d’enlever les piles lors des réunions militantes).
Raton au gros égo :
Commencer ses phrases avec des tournures telles que «Moi, auparavant je croyais cela, mais maintenant...», «Comment peux-tu dire que...» ou «Je ne suis pas assez stupide pour penser que…».
Ti-Raton-connaissant :
Se vanter de ses exploits militants, de son expérience, de ses compétences, de ses contacts, parler par acronymes de groupes que les nouvelles personnes ne connaissent pas.
Raton compétiteur :
Ma parole est plus importante parce que j’accomplis plus de tâches que toi.
Raton condescendant et paternaliste :
Infantiliser les autres («Tu dois sûrement avoir besoin de mon aide pour cette tâche»), particulièrement les nouveaux ratons, et les surprotéger.
Raton-bulldozer :
si c’est la première fois que tu participes à un groupe, écoute un peu avant de parler sur tout et n’importe quoi, et de faire la leçon sans connaître l’histoire du groupe.
Raton sur la défensive :
Répondre à toute opinion contraire à la sienne comme s’il s’agissait d’une attaque personnelle ; toujours vouloir répliquer au moindre commentaire sur ce qu’on a dit plus tôt.
Raton-juge :
trouver quelque chose d’incorrect ou de problématique à tout sujet ou projet abordé qui ne vient pas de soi.
Raton passif-agressif :
Jouer à la victime et se déresponsabiliser, prétendre qu’on n’est jamais responsable de rien, que ce n’est jamais de notre faute, que c’est nous la victime…
Raton indifférent :
Invisibiliser ou hiérarchiser les fronts de luttes («Laissons les féministes organiser la manif du 8 mars, après tout c’est leur journée internationale…») ; minimiser les oppressions dans notre mouvement (racisme, sexisme, hétéro-sexisme, classisme, capacitisme, âgisme…).
Raton dragueur :
Utiliser la séduction et l’humour ambigu pour manipuler.
Raton impassible :
Intellectualiser, blaguer, résister passivement, prétendre qu’«on n’a pas le temps» ou minimiser les émotions des autres lorsque vient le temps d’échanger des sentiments.
Raton hostile :
Refuser de parler de ses propres comportements, refuser la discussion, retourner la critique, détourner le sujet, ne pas parler de soi mais de l’importance et de l’urgence de «la cause» ou de «la lutte».
Cyber-raton enragé :
Écrire en lettres majuscule ou en caractère gras (c'est comme si tu criais dans la face de la personne à qui tu t'adresses) ; lancer des débats de fonds sur les listes de courriels (les courriels sont toujours sujets à mauvaise interprétation, c'est préférable de faire les débats en personne) ; lancer des critiques, un peu gratuitement (ce n'est pas constructif, et c'est aussi mieux d'en parler en personne).
Raton patron :
Prendre une décision importante sans consulter les autres. Par exemple, annuler une réunion, déplacer un événement, etc. Il y a parfois des moments où c'est nécessaire, mais il faudrait au moins que la majorité des personnes concernées ait été consultée et ait pu se prononcer.

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Abécédaire anticapitaliste

Après CISM pendant plus d'un an, le comité agitprop de la CLAC sévit maintenant sur les ondes de CKUT à l'Émission Off The Hour un vendredi par mois. La chronique est basée sur la formule d'un abécédaire: une lettre, un mot, une tirade. Ça ne se passe pas dans l'ordre alphabétique, mais selon l'actualité. D comme dénoncer, C comme crosse ou crosseurs. Bonne écoute!



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