Le G20, une organisation criminelle

Le G20 (ou groupe des 20), c’est une organisation qui regroupe les plus grands de ce monde. Pour maintenir l’état actuel des choses (crises, guerres, destruction de la planète), ils se sont donné un forum économique pour en discuter. Ce forum économique a été créé en 1999 après la succession de crises financières dans les années 1990, comme si le problème de l’économie capitaliste n’était que la spéculation et la finance, et qu’il suffirait de contrôler les marchés. Ça, c’est leur solution!

Le G20, en fait, c’est un G8 (Groupe des huit puissances mondiales) élargi représentant plus des deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut. Cela signifie que ce sont les pays riches et « émergents » qui se partagent les ressources de la terre. En plus de la crème des économistes et des banquiers du Fond monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ce sont les ministres des Finances et les dirigeants.e.s des banques centrales qui se rencontrent. Dernièrement, se sont joints à eux les chefs d’État, afin de mieux nous faire avaler la crise qui sévit en ce moment.

Rappelons-nous que c’est en grande partie les gouvernements des différents États qui ont sauvé l’économie mondiale de son effondrement éminent, durant la dernière crise économique. Il s’agit donc bel et bien d’un lieu privilégié de la bourgeoisie mondiale. Le Forum du G20 s’inscrit dans une logique similaire aux autres institutions capitalistes décidant du sort de l’humanité. Dans le contexte actuel des crises, le G20 se veut de plus en plus comme un organe de gouvernance mondiale que comme un simple forum économique. Comme quoi l’économie est politique!

Bien que cette organisation se prétende ambassadrice du « nouvel ordre mondial », étant un outil de l’impérialisme, elle ne représente que les intérêts des différentes classes dominantes au pouvoir, et cela, malgré tous leurs discours sur la pauvreté dans le monde et l’environnement. Dans ce domaine, le Canada fait bonne figure, puisque l’idéologie dominante affirme que le Canada est le « plus meilleur pays du monde », et non une nation impérialiste. Les intérêts des différents peuples opprimés et des travailleurs et des travailleuses exploité.e.s se trouvent ailleurs, dans les luttes qu’ils et qu’elles mènent aux quatre coins de la planète contre ce pouvoir destructeur et criminel.

D’ailleurs, lors du dernier sommet du G20 à Pittsburgh en 2009, plusieurs questions ont été soulevées avec, bien sûr, la crise comme toile de fond. Pourtant, ces questions fondamentales touchent et affectent plusieurs aspects de nos vies. Sous le couvert de la sécurité énergétique, des changements climatiques, des écarts entre pays pauvres et pays riches, de la relance économique par la demande privée (sic), c’est le profit qui règne et détermine leurs politiques.

Les conséquences sont nombreuses et très concrètes. Ailleurs, ce sont des guerres et la crise alimentaire, ici ce sont les coupures dans les services sociaux et le chômage. Sous ce régime de domination, le Le FMI et la Banque mondiale dictent des « recommandations » afin de donner du crédit aux pays pauvres. Le cas de l’Argentine est assez éloquent à ce sujet, puisqu’il a été forcé de se restructurer afin de payer ses dettes. De même, à Haïti, les plus pauvres en sont réduit.e.s à manger des galettes d’argiles avec un peu de sel. Ce ne sont pas des exemples extrêmes, mais bien une situation généralisée. En effet, des pays produisent des richesses destinées aux marchés mondiaux avant de répondre aux besoins de leurs populations locales et se retrouvent donc dépendants et sans autonomie alimentaire. La crise alimentaire représente témoigne de l’exploitation dans laquelle vivent des millions de personnes.


Voici les pays ou organisations membres du G20 selon leur PIB

Pays ou organisation Rang en 2008 (PIB)
États-Unis 1
Japon 2
Chine 3
Allemagne 4
France 5
Royaume-Uni 6
Italie 7
Russie 9
Brésil 10
Canada 11
Inde 12
Mexique 13
Australie 14
Corée du Sud 15
Turquie 17
Indonésie 19
Arabie Saoudite 23
Argentine 29
Afrique du Sud 32
Union européenne 1


Comment s'émanciper sous la domination impérialiste

Dans le cœur des cités impérialistes, les attaques se font également sentir. Les coupures dans l’éducation, la santé et les services sociaux répondent aux critères des institutions comme le G20. Les tarifs pour les transports, les garderies, l’électricité augmentent, mais nos salaires suivent rarement cette tendance. Par contre, la croissance des budgets militaires est continuelle.. Dans le même ordre d’idées, il apparaît clair que l’environnement et la croissance économique sont difficilement conciliables. Pourtant, le G20 souhaite relancer l’économie et la croissance, et à la fois lutter contre la destruction de l’environnement. De plus, le Canada, avec ses politiques non environnementales et ses sables bitumineux, est un bon exemple de toute l’hypocrisie derrière de tels sommets.

Pas de pitié ou même d’humanité à attendre de leur part, car ils sont convaincus que seulement une hausse continuelle des profits pourrait les aider à sortir de cette crise qui, d’ailleurs, leur déplaît autant à eux qu’aux exploité-e-s de ce monde, mais pas pour les mêmes raisons. La véritable problématique réside dans le pourquoi et comment nous voulons sortir de la crise. C’est à travers cette question qu’on peut voir les réels intérêts des différents groupes face à la crise, car entres les exploité-e-s et le G20, il n’y a pas d’intérêts communs, de compromis ou de réformes possibles. Peu importe ce que le G20, les organisations néolibérales, les organisations réformistes ou « sociale-démocrate » ou encore les syndicats vendus au capital, peuvent nous dire, car ils n’ont pour solution qu’une collaboration défaitiste avec ceux qui nous exploitent. C’est avant tout dans la lutte que nous nous reconnaissons et que nous mettons de l’avant nos intérêts pour les masses populaires. Résister et lutter contre le capitalisme - ici avec le Regroupement Anti G20 Étudiant - nous donne les outils pour développer une critique et une alternative conséquente face au capitalisme et à l’impérialisme.